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Produit de l'année: Calcio Care
Le classique: Vata Tee, Bio
Pour votre feu digestif : Agni Queen, bio
Spécialité ayurvédique: Rasayana au fer
Soin de peau rafraîchissant: Crème soins du visage pitta
Inspiration Brahmi, Bio
Article de notre invitée Sabine Anliker, naturopathe avec diplôme fédéral en médecine ayurvédique *
Nous souhaitons tous avoir une peau belle, rayonnante et saine. La peau établit un lien direct entre l’« intérieur » et l’« extérieur ». Elle est l’organe de contact avec les autres et permet de ressentir le toucher, les caresses, la chaleur, la proximité, la distance, le froid et la douleur. Depuis le développement embryonnaire, il existe une relation forte entre peau, organes sensoriels et système nerveux. Ces trois éléments se forment à partir de l’ectoderme – l’octylédon extérieur – pendant l’embryogenèse (développement de l’embryon). C’est là qu’est formé le lien direct entre peau et sensibilité émotionnelle. Dans la langue orale, on emploie d’ailleurs les expressions « ne pas se sentir bien dans sa peau », « être à fleur de peau », « avoir quelqu’un dans la peau », « se mettre dans la peau de quelqu’un ».
Avec une surface de 1,5 à 2 m2 et un poids total de 3,5 à 10 kg, la peau est le plus grand organe du corps humain. Elle assume de nombreuses fonctions et est par conséquent un organe central pour la santé. La peau enveloppe le corps comme un bouclier et dresse une frontière entre l’« intérieur » et l’« extérieur ». Les influences néfastes, les corps étrangers ou les agents pathogènes sont écartés, et la chaleur et le froid sont régulés au moyen des glandes sudoripares. La peau assume d’importantes tâches régulatrices qui assurent l’homéostasie (l’équilibre des fonctions physiologiques du corps). Elle joue en outre un rôle important d’évacuation et de détoxication.
Enfin, la peau est aussi une sorte de « miroir de l’âme ». Une personne en bonne santé et heureuse aura une peau saine. Sa peau sera souple, lisse, douce, claire, rayonnante et parsemée de poils fins, doux et profondément enracinés (Charaka). Il est donc primordial d’avoir une peau saine qui remplit ses fonctions.
Dans l’Ayurvéda, la peau est considérée comme un tissu secondaire (upadhātu) du tissu musculaire (māṃsa-dhātu), ce qui indique son lien fonctionnel direct avec la musculature.
Dans l’Ayurvéda, la peau est considérée comme le « siège » de vāta, en particulier du vyāna-vāta. Le vyāna-vāta est réparti sur l’ensemble du corps et transmet la perception des sens à la surface du corps. Il permet tous les mouvements corporels grâce à la musculature et stimule l’ensemble de l’activité du système nerveux végétatif et sensorimoteur. La sècheresse de la peau, la sensation de fourmillements et d’engourdissements, la sensibilité à la douleur et l’hypersensibilité ainsi que les problèmes de circulation sont le signe d’un vyāna-vāta faible et surexcité.
Le rayonnement, l’apparence, la texture ainsi que l’irrigation de la peau sont attribués au bhrājaka-pitta. Le bhrājaka-pitta permet l’absorption de substances par la peau. Dans les thérapies ayurvédiques, cela a lieu au moyen de massages aux huiles de soin, aux tampons d’herbes, aux cataplasmes aux herbes, aux applications thermiques et, de manière générale, par le toucher. Tout ce qui va « sous notre peau » touche bhrājaka-pitta, mais aussi vyāna-vāta. Les troubles de bhrājaka-pitta se manifestent par exemple par des éruptions cutanées, de l’eczéma, de l’acné, des impuretés, des inflammations, des rougeurs ou encore le vitiligo.
Le tissu adipeux sous-cutané tient lieu d’amortisseur, de protection contre le froid et de réserve d’énergie, et est responsable de la cohésion dans l’ensemble de l’organisme. Les glandes sébacées empêchent la peau de se dessécher et le sébum la protège et maintient sa souplesse. C’est la fonction du śleṣaka-kapha. Le siège du śleṣaka-kapha se trouve dans les articulations et en assure la lubrification, l’alimentation et la protection. Les troubles de śleṣaka-kapha entraînent une production déréglée de sébum, la séborrhée (surproduction de sébum), ou une peau sèche ou grasse.
L’ayurvéda reconnaît 18 principales formes de maladies de la peau. Parmi celles-ci, sept formes (kuṣṭha) « grandes » et graves (mahā kuṣṭha) et onze « légères » et bénignes (kṣudra kuṣṭa). Charaka, Ci. 7.10, 13 – 26
Les comportements suivants entraînent, d’après les principes ayurvédiques, des troubles de la peau. (Charaka, Ci. VII, 4-8, Ni. V 6)
Les facteurs étiologiques des maladies de la peau (kuṣṭha) donnent d’importantes informations ayurvédiques sur comment les prévenir et les traiter. Il est important de garder à l’esprit que des causes profondes sont à l’origine de presque toutes les maladies de la peau. Une mauvaise alimentation ou un mauvais comportement entraînent des troubles du métabolisme. Agni est alors affaibli (mandāgni) ou devient trop fort (tiktikṣnāgni) ou irrégulier (viṣamāgni). Ama peut alors se former. Les restes de nourriture qui ne sont pas entièrement décomposés et digérés persistent dans l’organisme, deviennent des substances pathogènes et peuvent donner lieu à de nombreuses maladies de la peau. Mais la constipation, les troubles de la digestion des graisses, la surcharge hépatique, l’acidité gastrique ainsi que le stress mental sont aussi à l’origine de problèmes de peau.
Pathogenèse (saṃprāpti) :
Doṣas : vāta, pitta, kapha / Dūṣyas : tvak, rakta, māṃsa, lasīkā
En cas de maladies de la peau, les trois doṣas et quatre tissus sont concernés (Charaka, Ci. 7.9). L’étude des symptômes permet de déterminer et de traiter chaque facteur dominant. L’important dans les troubles de la peau est d’intégrer à la thérapie le dhātu rakta.
La première étape d’une thérapie est toujours d’éviter les causes des troubles (nidāna-parivarjana).
Pour éliminer āma, il faut consommer de la nourriture légère, chaude et composée d’aliments chauffants. En outre, selon la constitution et le dosha dominant, il est possible d’intégrer à son alimentation des plantes telles que le triphala, le trikatu ou encore le pippali (Piper longum).
Une cure de boisson à base d’eau chaude aide à guérir les maladies de la peau. Faire bouillir de l’eau pendant dix minutes, laisser reposer deux minutes et boire par petites gorgées tout au long de la journée toutes les trente minutes. Cela purifie, ouvre les pores, élimine les toxines, hydrate, nettoie les intestins et active les reins.
Principes de traitement généraux en cas de troubles de la peau :
Recommandation (pathya) :
Éviter (apathya) :
En cas de problèmes de peau, les médecins ayurvédiques ou naturopathes avec diplôme fédéral en médecine ayurvédique définissent, sur la base de l’anamnèse approfondie et des diagnostics ayurvédiques, la procédure et le plan thérapeutique.
La plupart du temps, une ou plusieurs cures panchakarma ambulatoires ou en institut, accompagnées de méthodes de détoxication (śodhana) sont prescrites, p. ex. le vomissement thérapeutique (vamana si kapha est dominant), les lavements à l’aide de décoctions (nirūha-basti), ou encore les thérapies avec usage de sangsues ou saignées (rakta-mokṣana).
L’Ayurveda recommande quelques applications externes simples :
Une thérapie médicamenteuse reposant sur des préparations aux plantes médicinales élaborées sera prescrite par le ou la naturopathe selon les symptômes et le doṣha dominant.
D’autres mesures peuvent contribuer à la bonne santé de la peau :
*Sabine Anliker est naturopathe avec diplôme fédéral en médecine ayurvédique et en médecine naturelle traditionnelle européenne (MET). Depuis 1982, elle travaille dans son propre cabinet et dispose de larges connaissances théoriques et pratiques dans le domaine de la naturopathie. Sabine Anliker est également professeure et est engagée dans de nombreuses associations.
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