Alpinia galanga (latin)
Grand galanga, gingembre thaï (français)
Rasna, sugandhamula (sanskrit)

 

Tout comme le gingembre, la cardamome et le curcuma, le galanga fait partie de la famille des zingibéracées. Alors que pour la cardamome, c’est la capsule des graines qui est utilisée comme épice, ce sont les rhizomes du gingembre, du curcuma et du galanga qui s’invitent dans la cuisine exotique ou les armoires à pharmacie.

 

Il est important de différencier deux types de galanga très proches :

 

  • l’alpinia officinarum (petit galanga, galanga camphré ou galanga officinal)
  • l’alpinia galanga (grand galanga, gingembre thaï, rasna)

 

Le petit galanga est principalement utilisé comme plante médicinale et dans des mélanges d’épices ; le grand galanga est quant à lui avant tout employé comme épice. Son goût est similaire à celui du gingembre et est particulièrement apprécié dans la cuisine thaïlandaise. Il est légèrement moins piquant que la racine de gingembre, quoiqu’un peu plus amer.

 

Il faut attendre environ cinq ans après la plantation du rhizome – à partir duquel des racines poussent sous la terre et des tiges atteignent jusqu’à 1,5 m au-dessus du sol – pour pouvoir récolter le galanga. Originaire des régions chaudes d’Asie, le galanga est répandu en Asie du Sud-Est. Cette plante verte semblable à un roseau donne naissance à de magnifiques fleurs blanches ornées de fines lignes rouges. Mais c’est davantage le rhizome tubéreux et ses nombreuses huiles essentielles et résines qui présentent un intérêt. Par son goût épicé, son amertume et ses arômes, il renforce le feu digestif ayurvédique « agni » et favorise l’élimination d’ama (déchets métaboliques).

La qualité chauffante du galanga réduit les deux doshas froids vata et kapha. Ses propriétés légères et sèches sont en outre bénéfiques en cas de déséquilibres liés à kapha.

 

Les Chinois, les érudits ayurvédiques indiens, Paracelse et l’abbesse bénédictine Hildegarde de Bingen vantaient déjà les mérites de cette plante aromatique. Rares sont les plantes qui sont autant liées à une personne en particulier. Au fil des siècles, le galanga, resté dans l’ombre du gingembre, plus connu, est tombé dans l’oubli. Mais il a refait son apparition dans certaines cuisines européennes grâce à l’engouement naissant pour la gastronomie thaïlandaise. Le galanga peut remplacer le gingembre dans les recettes.

Il doit toutefois être consommé très modérément par les femmes enceintes.

 

Qualités ayurvédiques (concernent le rhizome séché) :

  • Goûts (rasa) : épicé, amer
  • Qualités (guna) : lourd (d’après d’autres sources : léger, sec, piquant)
  • Effet durant la digestion (virya) : chauffant
  • Effet postdigestif (vipaka) : épicé
  • Effet sur les doshasréduit vata et kapha, peut augmenter pitta en cas de forte consommation
  • Energie métabolique : renforce l’agni

 

 

Source :

Schrott/Ammon : Heilpflanzen der ayurvedischen und der westlichen Medizin, Springer Verlag, 2012

Ayurveda Journal no 65 : Galgant – Das unbekannte Feuer unter den Gewürzen